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Diplômé à présent, place à mon premier emploi !
Jeune diplômé, félicitations ! Enfin tu vas embrasser ce joli monde que tu as tant convoité depuis plusieurs mois, le monde du travail.
Bienvenue à LaTerrasse !
LaTerrasse consacre cette édition du quotidien au choix de début de carrière des jeunes diplômés. Dans cet article nous nous efforçons de répondre à la question : Jeune diplômé dois-tu prendre le risque de choisir ton emploi, plutôt accepté la première offre, ou subir le marché ?
Comment bien débuter sa carrière ?
Il est assez dommage de réaliser que grand nombre de jeunes travailleurs embrassent le monde du travail en roue libre. Pas de feuille de route, pas de plan, pas de projection.
Durant la préparation de cet article, nous avons interrogé un certain nombre de jeunes. A la question de savoir : Quelle carrière envisagez-vous et souhaitez-vous avoir ? Les plus avertis mais alors un faible nombre (environ 15%) était capable de donner une projection claire. La grande partie de personnes interrogées restent sur des réponses assez vagues ou disent ne pas avoir de visibilité, car encore étudiant.
Alors pour élaborer ce travail, nous nous sommes appuyés sur des références, des cadres d’expériences, des entrepreneurs à succès comme ceux ayant fait faillite, des chefs d’entreprises et des mémos de célébrités tels que Jack Ma, Oprah W., Jeff Bezos, Bill Gates, Stanislas Niox-Chateau …
Avant toute chose : avoir un plan de carrière
La première recommandation sur laquelle tous s’accordent est celle d’avoir un plan de carrière, de savoir exactement ce que l’on veut être dans chacune des prochaines années avec précision. Cette carte qui définit et nous rappelle où on va, notre chemin de l’excellence que nous avons tracé et suivons. Le plan de carrière étant un sujet tout à part, LaTerrasse a consacré un article qui traite de cela. Nous vous recommandons vivement de lire cet article. Revenant à notre réflexion, un plan de carrière à la main, la première question que devrait se poser un jeune diplômé est : jeune diplômé, mon premier emploi, comment je le choisis ?
La question reste valable même pour ceux des jeunes diplômés qui souhaitent se lancer directement dans l’entrepreunariat. Tout entrepreneur étant soi-même son premier employé et son premier salarié.
Le choix du premier emploi est un élément clé mais pas forcément déterminant dans la carrière qu’on embrasse. Il tient compte de nombreux facteurs “communs à tous”, et parfois de quelques facteurs assez personnels que nous ne traiterons pas.
La réponse découle de plusieurs éléments d’analyse. Nous présentons dans la suite ceux qui semblent être les plus pertinents.
Ai-je une contrainte de délais (administrative ou financière) non déplaçables ?
Ai-je une contrainte de délais (administrative ou financière) ?
Si la réponse à cette question est Oui, alors il est judicieux de revoir les exigences décrites dans votre plan de carrière, du moins pour la première année. Et donc rechercher des offres beaucoup plus accessibles pour vous, en vous fixant un délai assez réduit une fois cette contrainte levée de vous remettre sur votre plan carrière. Votre détermination et discipline à respecter cet engagement deviennent dès lors capitales pour votre carrière.
Ai-je des exigences et des obligations familiales ?
Toute contrainte administrative et financière levée, le second gros paramètre à prendre en compte est : les exigences et les obligations familiales.
Bien qu’en général ce soit un sujet qui se décide au cas par cas, et donc pas de solution magique, il ne faut surtout pas raisonner par la peur! Il faut plutôt se projeter sur une longueur minimale d’années, et prendre des risques, bien sûr mesurés; car dans cette situation, il est beaucoup plus difficile d’envisager changer de cap facilement, et ce encore moins sous un court délai.
Un exemple pour illustrer :
Je vis en Bretagne avec ma copine, et nous avons un jeune garçon de 4 ans. Je viens de finir mon cursus académique tant bien que mal. J’ai de bonnes opportunités de travail, et même une proposition en région Parisienne.
Sur Brest je traine à trouver quelque chose. Le salaire correspond à ma fenêtre d’exigence. Sauf que je n’ai pas envie de quitter Brest avec ma famille, j’adore cette ville.
Peut-être devrais-je accepter ce travail pour l’expérience pendant un an, et augmenter ainsi mes chances de retrouver le boulot à Brest ? Je pourrai pendant cette année faire des allers-retours le weekend pour être avec ma petite famille, et vivre en collocation pour faire des économies.
Bien à cette problématique il n’y a pas de réponse formelle, il faut surtout prendre en compte les éléments de projection :
- Que se passe-t-il si au bout d’un an je n’ai pas encore trouvé de boulot à Brest ?
- Le travail que j’accepte à Paris dans cette contrainte s’inscrit-il dans mon plan d’évolution et de développement de connaissances? ou est-ce juste un tremplin ?
Il est important de le savoir pour savoir décider si jamais la situation ne s’arrangeait pas pour Brest.
Etudiez vos contraintes familiales et les possibles solutions sur le moyen terme et pas sur très court terme !
Contraintes de délai et obligations familiales exclues , je fonce à la première offre ?
Passé ces deux paramètres très contraignants, la réponse à notre question de base réside donc dans la notion de timing et de convictions.
Dans cette posture, doit-on foncer vers la première offre ? La réponse à cette question n’est pas forcément Non, et pas également Oui.
Il est judicieux avant de répondre à cette question de se poser la question de savoir :
Mon métier est-il sous tension dans le périmètre géographique de ma recherche ?
Si la réponse est Oui, dans ce cas autorisez-vous à accepter la première offre qui entre dans le minimum de vos critères. Car aussi paradoxal que cela peut paraître, dans un périmètre d’activité sous tension, les employeurs font plus confiance aux employés déjà en activité. Il est donc plus facile de trouver un nouvel emploi étant employé qu’étant au chômage.
Si par contre de vos analyses et renseignements, le métier n’est pas sous tension dans votre périmètre géographique, la réponse est “Non”, tant que vous n’êtes pas convaincu à plus de 80% qu’elle épouse votre plan de carrière. Donnez-vous le temps de pouvoir avoir une seconde voire une troisième offre, et de comparer.
Un point important pour tout jeune diplômé et pas des moins utiles :
En début de carrière ne faites pas un focus sur le salaire. Si le salaire s’inscrit dans la fourchette minimale définit et en dehors d’une marge énorme, comparez les offres plutôt en fonction:
- Des opportunités que cela pourrait vous donner par la suite
- De la responsabilité que vous pourrez avoir dans le projet
- La montée en compétences que cela vous procurerait.
Sur la durée, ce choix vous mettra plus vite à une grosse échelle de salaire si tel est votre cible, à des postes de responsabilités, et éventuellement vous aidera à construire plus vite un profil d’auto-entrepreneur.
Devrais-je subir le marché ?
Alors devrais-je subir le marché ? Si vous avez été un peu attentif au paragraphe précèdent, vous aurez compris qu’en aucun cas. Aucunement vous ne devez quitter votre plan de carrière avant même de l’avoir embrassé, en aucun cas vous ne devez quitter vos aspirations, à moins d’une situation de métier sous tension !
Et dans ce dernier cas, vous devez prendre votre emploi comme case de passage, et travailler à vite avoir l’assurance de retrouver celui qui épouse le mieux votre plan de carrière.
En somme
Vous l’aurez compris, un premier emploi autant que possible on doit pouvoir le choisir. Et pouvoir choisir, il faut avoir défini des critères, et pour bien choisir, définir des critères ne suffit pas, il faut définir des critères et des éléments déterminants qui s’inscrivent dans un projet, en cohérence avec un plan de carrière clairement défini.
Votre premier emploi, jeune diplômé choisissez le avec amour et conviction quand vous le pouvez !
A lire : Plan de carrière, qu’est-ce que c’est ? Comment le définir ?



